La Sylphide de Johan Kobborg

“…  La Sylphide chorégraphié par August Bournoville est l’un des ballets les plus célèbres de l’époque romantique. La production de Johan Kobborg est imprégnée dans les plus grandes traditions du style Bournonville et la formation dont il est lui-même un expoent expert.” – Monica Mason

Marie et Paul Taglioni en La Sylphide 1832,  l’huile sur toile par Gabriel Guillaume Lepaulle – Musée des Arts Decoratifs, Paris.

Par Juliana Araújo

Le Royal Ballet de Londres a inclus plus un joyau dans son repertoire cette saison: La Sylphide. Comme partie integrante de la double bill de Mai/Juin, le ballet a été présenté avec le Ballo della Regina de George Balanchine, avec Alina Cojocaru  et Steven McRae à la soirée d’ouverture.

Le spectacle qui originalement fut chorégraphié par Filippo Taglioni, le père de Marie Taglioni, a eu son debut à l’Opéra de Paris en 1832. Cependant, en 1836, August Bournoville a recréé le ballet pour le Ballet Royal du Danemark, et a inclus des variations avec l’accent sur travail des pieds, des séquences ininterrompues d’allegros — bras en bras bas en laissant les jambes faire tout le travail — qui sont devenus la marque du ballet danois.

Comme  importer les partitions de la musique originale était très cher, Bournoville a commandé un nouvel score du musicien denois Herman Løvenskiold, qui a inclus des mélodies d’origine celtique, ainsi que des éléments de la reel danse.

Alina Cojocaru in La Sylphide. Photo: © Johan Persson via the Telegraph

Situé dans une ville imaginaire des Highlands de l’Écosse, le ballet raconte l`histoire d`amour entre James, Effie et la misteurieuse sylphide. Les costumes conçus pour la production danoise reflètait également les éléments typiques de la culture écossaise. Fait de tartan original des différentes couleurs, les kilts des danseurs étiainet comme les costumes originales des écossais, et avaient ses accessoires essentiels tels que le sporran, l’épingle de sûreté , le tam o’ shanter et les boutons évasé des tailleurs ajustés du corps de ballet. Dans ce ballet, le travail de pointe est limité aux sylphides, dont les sauts et bourrées donnent une touche surnaturelle à leurs personnages.

La Sylphide est l’un des chefs-d’œuvre restants du style romantique du XIXe siècle, qui montrait des princes héroïques, par rapport à la danseuse fragile et délicate. Alors que la Sylphide est un ballet court, il contient  tous les éléments caractéristiques de l’époque romantique, comme  les tutus romantiques, les port de bras dus, notamment des histoires  d’amour impossible entre les mortels et les êtres spirituelles comme Giselle.

Alina Cojocaru et Johan Kobborg en la répétition de La Sylphide © Johan Persson

Depuis 1836, les compagnies de ballet ont maintenus la tradition de Bournonville. Cependant, en 2005 la production a été revue par le danois Johan Kobborg, un danseur étoile du Royal Ballet qui est un a été formé au Danemark par la méthode Bournonville. En ayant revu l’œuvre, Kobborg a fait son meilleur pour maintenir les caractéristiques originales de la pièce. Cependant, il a voulu ajouter certaines parties de la partition musicale qui avait été mis de la production danoise. D’autres modifications comprennent l’ajout la séquence de mime où James raconte son rencontre avec la sylphide a son ami Gurn, et un brève pas de deux entre James et la sylphide dans le deuxième acte. Selon le danseur, l’inclusion de ces parties dans la production du Royal Ballet était important pour donner plus de fluidité et cohérence entre scène en scène.

Artistes du Royal Ballet Photo: © Dave Morgan via Dance Tabs

Cette saison, Kobborg a fait son début avec le rôle de James et sa fiancée Alina Cojocaru, comme la sylphide. Délicate, mais avec une présence scénique impressionnante, Alina a fait justice au rôle de la figure éthérée de Taglione immortalisée par les peintures et lithographies du XIXe siècle. La chimie entre Kobborg et Cojocacu et est clairement visible, et la relation affective entre les deux est très perceptible pendant les  moments de tourment de James lors des apparitions de la sylphide.

Au centre de l’histoire, il y avait Madge, une vieille dame qui apparaît à la fête de marriage de James et Effie pour se tenir chaud à côté de la cheminée de la maison. Expulsée de la maison par James, elle jure de se venger. Non seulemente elle a convaincu Effie de se marrier avec Gurn, mais encore elle empoisonne le châle utilisé par James pour attirer le sylphide qui meurt quand il l’embrassée et la touche. Madge a été avant déjà avant jouée par danceurs. Mais cette fois, Kobborg a decidé de choisir une femme pour faire ce rôle. Techniquement impeccable, Kristen McNally a montré ses talents d’actrice. Cependant, l’air tendre de sa jeunesse a éclipsé la personalité  machiavélique du personnage.

Emma  Maguire et Steven McRae – Photo: © Alice Pennefather via the Ballet Bag

José Martin, dans la peau de Gurn, nous a fourni des moments délicieux et amusants dans la poursuite de James qui fuit avec la sylphide de la fête de son mariage. En essayant de décrire la figure de la sylphide aux invités de la fête, le danseur a tiré d’éclair de rire de l’auditoire.

Malgré nombreux écrivains affirment que dans les ballets du XIXe siècle la figure centrale des pièces sont les femmes, en la sylphide, James joue un rôle clé dans l’histoire. Dans cette production, Kobborg démontre une clarté dans les scènes de mime, et en plus il montre tant de légèreté et précision en executant les pas d’allegro.

L’intégration des corps de ballet avec le décor était magnifique. À divers moments, la pose statique des danseuses se mêlent aux décors bucoliques des ballets du XIXe siècle, qui nous rappelle de peinture romantique à l’huile sur toile  de cette période.

A la fin du spectacle, Alina avec un geste tendre et délicat, a offert trois roses de son bouquet au chef d’orchestre Daniel Capps, Kobborg et Martin; et avec un sourire franc et spontané, la danseuse a captivé a tous, en montrant la satisfaction d’avoir fait un travail bien fait.

Les critiques britanniques ont reconu et salué le travail de Kobborg qui mérite tous les éloges et les crédits, parce que sa production est tout simplement impeccable. Cela montre que, le danseur a encore beaucoup à offrir au public britannique.

Rudolf Nureyev en répétition et avec Carla Fracci en présentant la Sylphide ci-dessus: 

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